02/07/2010

Tour à tour

Dans la série, le vendredi, c'est nostalgie : la Tour Henri VII

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La tour Henri VIII souvent appelée "Grosse Tour" est le dernier vestige de l'occupation de la ville par les Anglais entre 1513 à 1518.

Elle témoigne de l'évolution des fortifications transformées radicalement avec l'apparation du canon puisque ses murs ont une épaisseur de plus de six mètres.

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Le pont et les vestiges des douves qui l'entouraient ont été transformés en esplanade et le monument a servi de musée d'armes et d'histoire militaire, musée aujourd'hui réinstallé à le rue Roc Saint Nicaise.

tour-porte








































La tour fait aujourd'hui l'objet d'un projet de rénovation qui la pare d'un joli corset mais la destination finale du bâtiment est encore incertaine.

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20/03/2008

Roman dans le roman


Les ornementations des chapiteaux dans l’art roman répondent à deux préoccupations : meubler le vide de la structure (car la nature l’a en horreur, qui sait qui pourrait remplir les espaces si on les laissait vacants…) et faire œuvre de pédagogie pour un peuple majoritairement illettré.

Si les imagiers romans pouvaient donc laisser libre cour à leur imagination dans leur art de la taille de la pierre, ils devaient instruire, guider ou mettre en garde pour ce qui relevait de la symbolique sous jacente.

L’animalité utilisée dans l’imagerie romane renvoie symboliquement à la matérialité et à la source de la spiritualité. Renvoyer de façon imagée à des réalités et des attitudes typiquement humaines, c’est donc bien là le sens des bestiaires et des animaux fantastiques qui revêtissent dès lors le rôle de paraboles illustratives.

La cathédrale de Tournai n’est pas très riche de cette imagerie, mais deux chapiteaux à connotation « chevaline » interpellent et invitent à interprétation.

Le premier se situe à l’entrée du porche situé place du marché aux poteries :

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Il représente (au gré des imaginations) deux animaux fantastiques à 4 pattes faisant penser au premier regard à des membres de la famille des équidés mais cette pensée est démentie par les griffes des pattes et les têtes qui renvoient aux félins par leurs longues moustaches.

Le positionnement est classique en art roman, les « animaux » se font face, ils meublent les deux côtés visibles du chapiteau et, dans la pensée de l’époque, évoquent la réunion des passions soit coupables qui amènent l’homme à s’éloigner de la spiritualité soit louables pour affirmer la solidité des bases de l’Eglise.

Le deuxième se trouve au sein même de la nef romane de la cathédrale :

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Deux chevaux, cette fois l’interprétation est sans équivoque, se tournent le dos. Deux ? Peut-être pas, celui de droite semble se dédoubler (impression de vitesse) et, si il fallait émettre une opinion, semble également moins sympathique que celui de gauche. Le symbole recherché réside sans doute ( ?) dans la dualité bien – mal, ce dernier étant chassé par la piété et la foi puisque le cheval qui le porte se dirige vers la sortie tandis que l'autre est tourné vers le choeur.

Si vous avez d'autres interprétations, n'hésitez pas, je ne suis pas un expert, juste un amoureux des vieilles pierres... N'oubliez pas de lever les yeux pour écouter leurs histoires.

26/07/2007

Histoires d' @

2007-tournai-bac-fleuri

08:48 Écrit par P. | Commentaires (4) | Tags : tournai, photo, foto, dessin, histoire, bichromie |  Facebook |